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Ma reconversion du monde du médicament à l’hypnose

 

Cette reconversion, je vous en ai déjà touché quelques mots dans ma présentation, mais j’avais envie d’en parler un peu plus en détails…

Parce que certes, entre l’industrie pharmaceutique et l’hypnose, on reste dans le domaine de la santé, du soin. Mais une reconversion de l’un à l’autre n’est pour autant pas forcément une évidence !

D’un côté de grandes entreprises, des géants connus mondialement, et le recours aux médicaments…

De l’autre une pratique encore confidentielle, assez peu connue du grand public, et le recours à… la parole…

On est vraiment dans des mondes différents !

Et pourtant, les fils rouges sont là, qui m’ont conduite à cette reconversion, d’un monde à l’autre.

Le premier de ces fils, c’est la santé des personnes, évidemment. Physique, psychologique, les angles d’approche sont différents et les méthodes thérapeutiques également, mais c’est ce qui m’a motivée pendant toutes ces années passées dans l’industrie et me motive toujours aujourd’hui, maintenant que j’ai changé de voie.

J’ai passé toute ma carrière au sein de l’industrie pharmaceutique à participer au développement de nouveaux médicaments, à tenter de mieux comprendre leur mode d’action et les effets qu’ils pouvaient avoir sur le corps. Avec cette idée qu’un jour ils seraient disponibles sur le marché pour aider ceux qui en ont besoin.

Aujourd’hui, dans ma pratique de l’hypnose, je cherche à comprendre comment mes mots peuvent avoir un effet bénéfique sur l’esprit et permettre d’initier le changement chez les personnes qui viennent me consulter. Avec l’intention forte de leur rendre ce service maintenant, ou au moins, sur le court terme.

Ensuite, quand j’ai commencé à penser à une éventuelle reconversion et à quitter l’industrie pharmaceutique, j’ai été amenée (merci Switch Collective !! 😉) à me poser pas mal de questions sur ce qui me faisait vibrer dans ce travail, ce qui me motivait vraiment. Je me suis rendu compte que participer à mettre un jour sur le marché un nouveau produit n’était pas ma motivation la plus forte. C’était le but ultime de mon travail évidemment, mais ma source de satisfaction journalière ne venait pas de là.

Ce qui m’apportait le plus de satisfaction relevait davantage de l’idée que par mon travail, je facilitais celui des autres. Car conduire des études pour développer un médicament est effectivement un processus complexe, très réglementé, très surveillé, très lourd à mettre en œuvre. Je me voyais un peu comme une cheffe d’orchestre, grâce à qui le travail des équipes qui réalisaient les études pouvait se faire de façon harmonieuse. Mon objectif personnel était avant tout d’aplanir toutes les difficultés potentielles qui pouvaient se présenter dans la conduite de ces études.

C’est cet élément là je crois qui a fortement résonné en moi au moment de cette réflexion sur une potentielle reconversion. J’aime l’idée que par mon action, j’aplanis les difficultés potentielles des personnes autour de moi, dans mon entourage proche, et qu’ainsi, elles ressentent plus de facilité à faire les choses, qu’elles vivent leur vie plus sereinement.

Et le troisième fils, et pas des moindres, est que j’ai toujours été, d’un point de vue personnel, assez réticente à utiliser des médicaments. C’est évidemment parce que j’ai eu la chance de ne jamais en avoir eu un besoin vital ; je suis la première à reconnaître que dans certaines situations, le recours aux médicaments est indispensable.

Pour autant, j’ai vu dans certaines situations des personnes avoir ce réflexe de prendre des comprimés là où moi-même je ne me serais jamais posé la question ! Et j’ai tendance à penser, à tort ou à raison, qu’on en prend de façon générale plus que nécessaire, et qu’une partie de nos ‘désagréments’ pourraient être abordés différemment.

Je pense là en particulier à tous les produits que j’ai moi-même utilisés pour arrêter de fumer : patchs, chewing-gums, ou autres pilules aux effets secondaires peu recommandables… qui tous se sont révélés, dans mon cas, inefficaces, là où l’hypnose a fonctionné du premier coup.

Et enfin, oui, la voilà, l’hypnose, grâce à quoi j’ai arrêté de fumer il y a maintenant plus de quatre ans ! Et qui déjà à l’époque m’avait vraiment intriguée. Après cette séance de sevrage, j’avais participé à une soirée d’information pour en connaître davantage. Sauf qu’à ce moment-là, je n’étais pas encore prête à me lancer sur cette voie…

A l’issue de ma réflexion sur un changement éventuel de carrière, j’ai mis bout à bout tous ces éléments qui m’étaient apparus et je me suis rendu compte que l’accompagnement par l’hypnose était une pratique dans laquelle je me reconnaissais bien, et qui répondait à mes motivations profondes : accompagner des personnes de mon entourage à se sentir plus libres, sans recourir à la chimie, grâce à un outil que je considère comme vraiment puissant.

Et ensuite… et bien je me suis lancée, mais c’est une autre histoire !

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